L'histoire de l'italo disco est né au tout début des années 80's. A la fin des années 70, le son disco en provenance des USA commence à être remanié en europe avec l'ajout de nappes synthétiques. C'est le début d'une nouvelle aire qui commence ! Au début de la décennie 80's, face à la dévaluation de la lire italienne par rapport au dollar, les djs et les radios ne peuvent plus se permettre d'importer les tubes américains, devenus desormais trop « chers » à l'achat. L'Italie saisit l'occasion pour produire elle même ses propres sonorités « disco » électroniques.

 

Créé en 1982 par des producteurs italiens, l'italo disco se démarque de tous les autres styles de musique, avec l'arrivée de Gazebo, Gary Low etc... En 1983, l'italo disco se répand comme une trainée de poudre avec des nouveaux artistes tels mike Cannon (produit par Théo spagna, Ivana Spagna, et larry Pignaloli. « Goin ' crazy » et « voices in the dark » atteignent les cimes des hits parades italiens. De nombreux artistes font leur apparition également : Savage, Tom Hooker, Silver Pozzoli, Ken Laszlo... La France influencée jusqu'alors par les sons en provenance de l'Ouest (UK et USA) est malgré tout inondée par les incontournables Den Harrow (et ses tubes charleston, bad boy, future brain etc.) ainsi que valerie Dore (the night, get closer, it's so easy.). A l'époque des labels Français tentent de presser et de faire découvrir ce nouveau style musical qui fait un malheur en Espagne, au Portugal, en suisse, en Allemagne, en Hollande, en Autriche, au Danemark, en Yougoslavie et dans les Pays Nordique. C'est le cas de Carrère ou encore flarenasch. Mais cette musique est considérée  comme «underground » et minimaliste. La Russie, très fermée par rapport à l'Europe se penche sur ce style également et l'artiste le plus exposé :  YURI SHATUNOV (feat. Laskovyi May) va faire vasciller la Russie entière avec son tube magnifique « belye rozy » introuvable dans le reste du Monde, et qui sera l'équivalent de notre Baltimora « tarzan boy » ou de notre P. Lion «happy children ». La France et l'Angleterre seront les deux Pays d'Europe où l'italo disco finira globalement par le moins percer.

 

A qui faut il jeter la pierre ? aux médias ? aux radios ? aux TV ? qui se contentent de faire connaître ce qui marche dans les charts aux Etats Unis au détriment des productions Italiennes et Allemandes (à l'exception de Modern talking qui s'imposent dans le célèbre TOP 50 français). La France envoie des producteurs en Italie pour s'inspirer des sons et faire presser sur place (à Rimini notamment) des titres français qui vont faire un tabac (Jean Pierre Mader, Images, Laroche Valmont, Rose Laurens, Jeanne Mas). Quelques DJS se procurent alors les derniers imports et tentent de faire découvrir les nouveaux sons qu'ils se procurent chez les distributeurs spécialisés de l'époque (Number One DJ et discobole à Lyon, Music Plus et Disco Box à Bordeaux, etc.) mais c'est le parcours du combattant pour faire danser des clients qui à longueur de journées sont endoctrinés par les des morceaux pop, rock ou new wave anglo-saxons qui sont diffusés à longueur de journée en forte rotation sur nos FM, et qui bloquent et freinent dans notre hexagone la véritable mise en avant de l'italo disco. Les labels italiens Disco Magic, memory records, American Disco, Time records, Moon ray records etc. sont généralement des petites structures avec de faibles budgets. Les titres sont pressés en petite quantité et l'engouement pour ce style fait que tout évolue à la vitesse de l'éclair. Les disques sortent à la pelle et sont immédiatement remplacés par d'autres productions similaires.Tout ceci au rythme de quatre années qui s'enchaînent entre 1984 et 1988.

 

Aujourd'hui au niveau mondial, l'italo disco se collectionne avec un intérêt certain, tant les disques de cette période sont rares et uniques de par leurs sonorités à la fois « atmosphérique » et «mélancolique ». Les Mexicains, les Finlandais ou encore les Japonais en sont très friands. Les maxis 45 tours italo disco sont pour la plupart très rares. C' est le style qui remporte l'un des plus vifs succès sur des sites de ventes aux enchères réputés. Certains disques extrèmement rares comme Gatsby « love sign » 12 » ou encore Ghery m and Ocean D « love emotion » se négocient entre 600 et 700 euros pièce. Depuis quelques années, nous assistons à un « revival » certain de la Dance italienne, puisqu'il est à souligner qu'une multitude de tubes de l'époque mid 80's a été remixée. Valerie dore « the night 2003 », Modern Talking remixes 98 et 99, Ken laszlo « hey hey guy REMIX », sans compter les groupes émergeant comme master blaster qui s'attèlent à remettre au goût du jour des titres phares comme »Hypnotic tango » de my mine ou « how old are you » de Miko Mission. En Italie, l'été dernier, une soirée réunissant de fameux artistes comme Dyva, Koto, Swan, etc. s'est déroulée, à Montova, dans une discothèque. La conclusion fut la suivante : Franc succès avec des fans venus du monde entier !..Les passionnés d'italo écoutent une radio qui « joue » de l'italo 24h /24 www.radiostaddenhaag.nl

 

 A ce jour, Des labels tels flashback records ou Iventi d'azzuro  continuent de produire des chefs d'oeuvre (des repressages de « maquettes » de l'époque restées dans l'ombre et non pressées par manque de moyens financiers) et diffusent dans le monde entier leurs produits. Les meilleures productions de ces derniers mois sont Dyva « clap again », swan « shining star », etc. très recherchées par les amateurs avertis.

 

En France, paolo aldini, 36 ans, passionné par ce genre de musique, tente de remettre sur scène des «pointures » d'époque comme Ryan Paris, Brian ice, Ken Laszlo, qu'il fait tourner dans les clubs de Province. Il promotionnera dès la fin Juin, le Megamix 2007 de brian Ice, une « bombe » en puissance, retouchée par ses propres soins.

 

http://www.paolo-aldini.fr

 

http://www.myspace.com/paoloaldini

 

sont ses deux sites web attitrés.

 

Quel virage a pris l'italo disco ? Jusqu'à 1993,1994, les artistes savage, rose, aleph, novecento sont toujours présents et sortent des titres, notamment chez time records. Mais le son a quelque peu changé et évolué. La relève est effectuée, toujours en Italie avec des artistes comme Mabel, eiffel 65, gigi d'agostino, dont les tubes successifs s'inspirent de l'italo disco mais, nous baignons dans le domaine de l'euro dance, quelque peu différente. L'italo disco semble s'être éteint voilà bientôt 20 ans, mais une chose est sûre, certains continuent  et continueront à perpétuer cette vague tant bien que mal, tandis que d'autres ne font et ne feront que continuer à s'en inspirer .Nul ne pourra nier alors dans des dizaines et des dizaines d'années que ce style où s'allient à merveille les mélodies tristes avec des tempos plus ou moins soutenus, aura marqué la tranche 1983 à 1988, et aura laissé à jamais, sa véritable empreinte.